
Un Tuina clinique, précis et personnalisé — le fruit de plus de trente ans de cabinet et d'une vie d'arts martiaux chinois.
L'expérience d'une vie dédiée aux arts martiaux a développé en moi une sensibilité, une écoute, une compréhension des troubles musculo-squelettiques, des nœuds énergétiques et tissulaires. Cette expérience de 50 années de travail sur le souffle, l'énergie et le mouvement, couplée à des études universitaires et cliniques à la faculté de médecine de Montpellier et dans les hôpitaux chinois, liée à une longue pratique en cabinet (30 années), a peu à peu façonné ma propre méthode de travail.

Le Tuina que je pratique aujourd'hui n'est plus tout à fait celui que j'ai appris : chaque difficulté clinique m'a obligé à regarder plus loin que le protocole, vers une manière que je trouve plus fine, plus juste, plus adaptée à chaque personne.
C'est cette manière d'aborder le soin qui constitue aujourd'hui ma méthode de travail, résumée ainsi :
« Comprendre les causes. Réintégrer les équilibres. Restaurer le mouvement. »
« La personne, le corps ne se résume ni à une articulation douloureuse,
ni à un organe, ni à un méridien. »
C'est un système vivant, où la structure, les fonctions internes, le mouvement et l'énergie se répondent en permanence. Une douleur d'épaule peut naître du bassin ; un trouble digestive peut peser sur le dos ; une articulation qui perd sa mobilité gêne la circulation du Qi. Tout se tient.
Mon travail consiste d'abord à comprendre ces relations, pour remonter à la cause d'un déséquilibre plutôt que de courir après ses manifestations. La médecine chinoise nomme cette distinction depuis toujours : traiter la racine (ben 本) plutôt que la branche (biao 标). C'est le cœur de ma pratique.
Ma méthode n'ajoute rien d'étranger au Tuina thérapeutique traditionnel : elle en relie les différentes dimensions, que la séance fait dialoguer ensemble.
Os, articulations, tendons, fascias. Le travail ostéo-articulaire et tendino-musculaire : réajuster, mobiliser, dénouer — le domaine du reboutement chinois.
→ Zhènggǔ Tuina
Le soin des troubles fonctionnels internes — digestion, sphère gynécologique, sommeil — par un travail doux sur l'abdomen et les zones réflexes.
→ Zàngfǔ Tuina
La circulation du Qi dans les méridiens, soutenue par le Qigong et l'émission de Qi, le guasha, les ventouses, le moxa et les alcoolats de plantes.
→ Qìgōng Tuina
Posture, respiration, coordination. Un regard hérité de toute une vie d'arts chinois — Taiji, Qigong, Ming He Quan — qui éclaire l'équilibre et les chaînes de tension.
→ le geste au service du soin
Aucune séance ne ressemble à la précédente. Mais toutes suivent le même chemin : comprendre avant de traiter, chercher la cause avant d'agir sur le symptôme.
Les techniques ne sont jamais appliquées « en série » : elles sont choisies pour la personne — selon l'âge, la constitution, la mobilité, le terrain énergétique. La séance se prolonge enfin par quelques conseils simples, des exercices, une attention à l'hygiène de vie, pour que chacun puisse entretenir lui-même sa santé.
Une douleur lombaire peut conduire à examiner la mobilité du bassin et des appuis, la respiration diaphragmatique, les tensions abdominales, viscérales, la posture et la circulation des méridiens concernés. Selon le bilan, le travail ne portera donc pas nécessairement sur la seule zone douloureuse : c'est en remontant à la cause que l'on cherche un soulagement durable.
Elle ne s'est pas décidée un jour : elle s'est construite, étape après étape, depuis l'initiation reçue au sein des arts martiaux chinois jusqu'aux décennies de cabinet.
La Méthode Loygue s'inscrit dans le cadre d'une pratique de bien-être et d'accompagnement : elle ne remplace pas la médecine conventionnelle et vient en complément de votre suivi médical. Voir la déontologie du cabinet.
Le reboutement, le travail viscéral, l'énergétique existent déjà, chacun de son côté, dans la médecine chinoise. Ce qui est propre à ma pratique, ce n'est pas d'en avoir inventé les techniques : c'est le chemin par lequel je les ai réunies.

La plupart des praticiens viennent au soin par l'étude de la médecine chinoise, puis y ajoutent, parfois, le travail sur la structure. Mon chemin a suivi l'ordre inverse : je suis venu au soin par les arts martiaux. Des kuatsu et du seifuku du judo à la médecine des traumatismes chinoise (dieda-zhenggu), c'est le corps qui pratique — et qui se blesse — qui m'a d'abord enseigné à réparer. Cette voie, je l'ai ensuite confrontée à la clinique : au service d'orthopédie de l'hôpital Xuanwu de Pékin, puis dans un cursus universitaire de médecine chinoise. Du combat au cabinet de soin, en passant par l'hôpital.

De ce parcours vient une manière de travailler qui relie quatre regards habituellement séparés — la structure, les fonctions internes, l'énergie et le mouvement — et les met au service d'une même question : d'où vient le déséquilibre ? La dimension la moins partagée est sans doute la dernière. Là où beaucoup considèrent le Mouvement comme l'affaire du seul praticien, une vie de Taïji, de Qigong et de Kungfu de la Grue Blanche m'a appris à lire le Mouvement de la personne — sa posture, sa respiration, ses chaînes de tension — comme une clé du bilan et non comme un simple exercice.
C'est en cela que ma démarche n'est pas une école de plus, ni une technique nouvelle, mais une synthèse personnelle : celle d'un praticien passé des arts de combat aux arts du soin, et qui met aujourd'hui cette cohérence au service de chaque personne.
La Méthode Loygue est le fruit du parcours personnel d'Hérald Loygue : un cheminement de plusieurs décennies, des arts martiaux chinois à la clinique, qui continue d'évoluer au fil de la pratique et de l'expérience.
À ce jour, seuls Hérald Loygue et Anlin Loygue peuvent se prévaloir de cette Méthode et l'appliquer au cabinet. Aucune autre personne n'est habilitée à s'en réclamer.